Sorti en 2006, s'appuyant sur une solide documentation historique et psychique, ce très beau film est le premier long métrage de Gabriel Le Bomin, réalisateur de plusieurs documentaires, notamment sur les traumatismes de guerre.
Un film magnifiquement interprété par Grégori Derangère dans le rôle d'Antonin, Aurélien Recoing dans celui du Professeur pétri d'humanité et Anouk Grinberg, infirmière bouleversante qui aidera Antonin à reprendre goût à la vie.
A découvrir également, La chambre des officiers de François Dupeyron, autre film de fiction marquant sur la Première Guerre mondiale, qui s'intéresse aux "gueules cassées".
Pour en savoir plus, consultez l'entretien avec Gabriel Le Bominen en cliquant ici.
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Rédigé par Mélanie (médiathèque)
 Une mère, perturbée par un divorce difficile, et sa fille de six ans emménagent dans un nouvel appartement. Peu à peu, l'immeuble devient le théâtre d'événements aussi étranges qu'effrayants... Le réalisateur, un des maîtres japonais de l'effroi, exploite la peur qui provient du quotidien. Dans « Ring », un des ses autres films devenu célèbre, l'élément déclencheur de la terreur était une simple cassette vidéo. Dans « Dark Water », c'est l'eau, élément ô combien familier, qui devient un motif d'angoisse croissante.
Grand Prix du festival du cinéma fantastique de Gerardmer 2003, voici un film à ne pas manquer pour les amateurs de frissons !
Rédigé par Mélanie (médiathèque)
 Un père, ancien membre de la police militaire du Vietnam, part à la recherche de son fils disparu au retour d'une première mission en Irak en tant que volontaire. Lors de cette enquête, le père (Tommy Lee Jones) prend conscience de l'horreur du conflit en Irak, de l'absurdité de la guerre en général. Car derrière la description de l'enquête qu'il mène en parallèle de celle menée par une jeune femme de la police locale (Charlize Theron), on trouve un film politique. En effet Tommy Lee Jones, Charlize Théron, Susan Sarandon (qui joue le rôle de la mère) et Paul Haggis (le réalisateur) sont connus à Hollywood pour leurs prises de position contre la guerre en Irak. Cependant le film reste avant tout le récit de la tragédie d'un père qui s'interroge avec beaucoup de sensibilité et d'humanité sur l'éducation qu'il a donnée à ses enfants et sa responsabilité dans leur disparition. On est toujours étonné de la capacité des cinéastes américains à porter un regard aussi critique sur leur pays, ses valeurs et son histoire dans un contexte politique de conflit militaire et en pleine campagne électorale.
Rédigé par Michel (usager de la médiathèque)
 Ce film sorti dans les salles en 2007 a reçu un bel accueil, tant public que critique. Succès mérité pour ce film aux personnages touchants (l'occasion notamment de retrouver la jeune actrice Clothilde Hesme, remarquée dans « Les chansons d'amour », très beau film également à la médiathèque). C'est l'histoire d'Antoine, jeune homme bougon et renfermé qui va retrouver une certaine joie de vivre lorsqu'il va partir pour son village natal du sud de la France pour aider sa mère à tenir l'épicerie familiale suite à l'hospitalisation de son père. Avec sa petite épicerie ambulante, il traverse alors la région, allant à la rencontre des villageois isolés et entraînant avec lui Claire, sa jolie voisine parisienne avec qui il se verrait bien vivre une histoire d'amour... Parmi les bonus, un documentaire sur les camions épiciers, réalisé par Eric Guirado, rencontre marquante avec les épiciers itinérants de campagne qui lui a inspiré ce film.
Rédigé par Mélanie (médiathèque).
 Très remarqué à sa sortie en salle en 2007, ce premier film se déroule au Liban. Ici ce ne sont pas les tensions entre les différentes communautés religieuses et politiques du pays qui sont filmées. En évoquant par petites touches l'histoire de cinq femmes de générations différentes dans le Beyrouth d'aujourd'hui, avec pour décor l'institut de beauté dans lequel on pratique l'épilation au caramel, pâte épilatoire faite à la manière orientale, Nadine Labaki donne la priorité à la vie, à l'amour et à la complicité. Un univers autour duquel le destin des hommes et des femmes se croise mais où l'on ressent la difficulté d'exprimer ses sentiments. Scénariste, réalisatrice et interprète, Nadine Labaki explique : « dans cet univers typiquement féminin, ces femmes - qui souffrent de l'hypocrisie d'un système traditionnel oriental face au modernisme occidental - s'entraident dans les problèmes qu'elles rencontrent avec les hommes, l'amour, le mariage, le sexe... ». La question du tiraillement entre le poids des traditions et l'influence de la culture occidentale est ainsi posée dans ce film sensible aux héroïnes attachantes.
Rédigé par Mélanie (médiathèque).
 Un tueur en série évadé de prison, une "midinette" abandonnée par son petit ami sur une aire d'autoroute, une femme qui va signaler à la police la disparition de son mari et qui tombe amoureuse du commissaire, une romancière prête à tout pour conserver le succès, un homme étrange au volant de sa voiture... Tels sont les ingrédients du dernier film - ou plutôt thriller - de Claude Lelouch. On pourrait craindre que tout cela soit assez indigeste mais on passe en fait un excellent moment de cinéma, happé par l'intrigue machiavélique aux multiples rebondissements et les personnages, tous excellemment interprétés, Dominique Pinon, Fanny Ardant et la révélation Audrey Dana en tête. On retrouve aussi le rythme et les effets de travelling chers à Claude Lelouch. A noter cependant que ce dernier, blessé par les critiques souvent assassines envers ses derniers films, a réalisé celui-ci sous le pseudonyme d'Hervé Picard, avant de dévoiler la supercherie lors de sa sélection hors compétition au Festival de Cannes 2007.
Rédigé par Mélanie (médiathèque)