L'héroïne de ce roman est presque invisible : le jour, elle est une voix informative qui s'élève à la gare du Nord, le soir, elle erre à travers les rues parisiennes. La narration dévoile avec un détachement parfois ironique les mésaventures de la jeune femme. Dans sa solitude, elle fait des rencontres insolites qu'elle cherche toujours au final à fuir. Son obsession, c'est "lui", un homme inaccessible.
Dans Une voix sans issue se dessine peu à peu un personnage attachant et intriguant derrière une voix qui pourtant ne parvient pas à se faire parole, derrière un corps qui se déplace sans distinction parmi des milliers d'autres. Ce premier roman d'une jeune auteure n'est pas sans rappeler l'univers de Beckett.